L’État accepte le déplacement de la gare, mais refuse d’en assumer le coût.
Avenue de la Gare, Chemin de Fer
Monsieur le Président fait donner lecture au Conseil d’une lettre de M. le Préfet de Roanne, expliquant que la délibération du 15 mai dernier demandant modification à l’avenue de la gare des voyageurs du chemin de fer en projet de Châlon à Roanne, a été transmise à M. l’Ingénieur en chef du Contrôle par M. le Ministre des Travaux Publics pour avoir son avis.
M. l’Ingénieur propose la solution suivante :
« Approuver le projet tel qu’il a été présenté sous la réserve que l’axe des bâtiments des voyageurs serait repoussé de 12 mètres du côté de Roanne et placé en prolongement de l’axe de la nouvelle rue à ouvrir. L’accès resterait assuré dans des conditions très convenables par l’avenue latérale du bâtiment A. Plus tard, lorsque la ville de Charlieu procéderait à l’ouverture de la nouvelle rue qui n’est encore qu’en projet, elle pourrait toujours acheter le bâtiment A, élargir l’avenue et réaliser l’amélioration qu’elle désire et qui n’aura son utilité que lorsque la rue sera ouverte. »
M. le Maire communique ensuite au Conseil le plan des lieux dressé à cet effet et l’invite à donner son avis sur les propositions de M. l’Ingénieur.
Le Conseil, après délibération,
Accepte le projet, mais considérant les grands sacrifices que la ville de Charlieu s’est imposés ces derniers temps soit pour construction École de Filles et nombre d’autres réparations, sacrifices qui ont grevé la ville de lourdes charges,
Déclare ne pouvoir participer dans les circonstances actuelles, dans la dépense résultant de l’exécution de la modification, espère néanmoins que M. le Ministre voudra bien accéder au vœu de la ville de Charlieu.

➜ Source : Registre des délibérations du conseil municipal de Charlieu, séance du 18 septembre 1881.
Cette délibération marque une avancée dans les négociations entre la ville et l’administration des Chemins de fer. La solution proposée par l’ingénieur en chef prévoit le déplacement du bâtiment des voyageurs de douze mètres vers Roanne et son alignement sur l’axe de la future avenue. Si la commune accepte ce compromis, elle refuse en revanche d’en financer la réalisation. Le document ne précise pas les raisons qui avaient conduit la ville à demander cette modification.
À voir aussi dans cette rubrique :
- Le rapport Graëff
- Délibération n° 352 du conseil municipal, 8 février 1855
- Le décret n°3234 du 8 janvier 1874
- Le choix du tracé en rive droite du Sornin, 14 mars 1875
- Délibération du 15 mai 1881
- Délibération du conseil municipal, 18 septembre 1881 (page actuelle)
- Le profil en long de la ligne Pouilly-Clermain
- Le tableau des horaires de train en 1928
- Délibération du conseil municipal, 12 décembre 1877
- Délibération du conseil municipal, 15 février 1880
- Délibération du conseil municipal, 22 février 1882
- Délibération du conseil municipal, 10 juillet 1882
Page créée le 07/07/2026 — Dernière mise à jour le 07/07/2026