Il est un peu plus de cinq heures du matin. Charlieu dort encore lorsqu’une lumière s’allume dans le bureau du chef de gare. Quelques minutes plus tard, le silence est rompu par le souffle d’une locomotive à vapeur. Le premier train en provenance de Roanne entre en gare à 5 h 22. Les voyageurs descendent sur le quai, tandis que les sacs de courrier sont rapidement remis aux agents des Postes. Dans quelques heures, lettres, journaux et colis seront distribués dans toute la ville. Sept minutes plus tard, un autre train repart dans la direction opposée. Alors que Charlieu s’éveille lentement, la journée ferroviaire a déjà commencé.
Pendant près d’un siècle, la gare constitue l’une des principales portes d’entrée de Charlieu. On y croise voyageurs, commerçants, cultivateurs, ouvriers, militaires, excursionnistes, mais aussi les habitants venus accueillir un proche ou expédier une marchandise. Chaque matin, c’est un peu le monde extérieur qui arrive à Charlieu par le train.
Aujourd’hui, les locomotives ont disparu et le quartier a profondément changé. Pourtant, les archives, les plans, les photographies anciennes et les quelques vestiges encore visibles permettent de retrouver le fonctionnement de cette petite gare, témoin d’une époque où le chemin de fer rythmait la vie quotidienne de toute une ville.
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Page créée le 27/06/2026 — Dernière mise à jour le 29/06/2026
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